Une belle victoire !

Une éclatante victoire, voilà ce qui peut résumer les résultats du Parti Libéral-Radical Neuchâtelois en ce lendemain du deuxième tour des élections au Conseil d’Etat. Philippe Gnaegi, Claude Nicati et Frédéric Hainard viendront siéger dans le nouveau Conseil d’Etat, ce dont je ne peux que me réjouir. La stratégie de la gauche, qui m’avait paru incompréhensible (voir ce billet), n’a donc pas payé et Fernand Cuche quittera le Conseil d’Etat. La victoire est éclatante, mais le travail qui attend les futurs Conseil d’Etat est simplement gigantesque.
Pourquoi gigantesque ? D’abord parce qu’il est indispensable de réadapter l’action politique de manière à mieux répondre aux attentes de nos concitoyens. Même si la plupart des parties prenantes ont jugé la campagne terne, ce résultat constitue un vote sanction envers le précédent Conseil d’Etat. N’oublions pas que deux des trois candidats sortants n’ont pas été réélus ! Entre manque d’action et manque de communication, on peut chacun amener sa petite théorie. Au final, manque il y a, et manque il faudra combler. Notre canton ne pourra durablement rester dans les plus chers en matière de fiscalité et en matière de coûts de la santé. Et ces améliorations ne pourront se faire qu’à travers une communication objective et bien construite.
Ensuite, le travail sera gigantesque en raison de la nouvelle structure politique, soit un Conseil d’Etat à droite et un Grand Conseil à gauche. Les décisions s’achemineront donc vers des décisions consensuelles, mais avec un consensus difficile à établir de prime abord. Pourtant, il sera nécessaire que les décisions soient prises rapidement parce que notre canton et notre économie sont en crise.
Finalement, la tâche sera ardue en raison de la situation de chacun des dicastères. On sait d’avance que les finances vont souffrir de la crise économique, et qu’une potentielle aggravation pourrait venir de la péréquation financière. On sait également, du côté de l’enseignement, que les résultats scolaires obtenus dans le canton doivent être améliorés alors que le projet HarmoS souffre d’un blocage dans certains cantons outre-Sarine. La santé représente depuis bientôt vingt ans un département à risque pour qui souhaite être réélu. Le challenge qu’il représente est pourtant l’un des plus importants : maîtriser les coûts ! Le département de l’économie doit retrouver une stabilité qui lui fait défaut après une valse des directeurs et le département de la gestion du territoire devra faire face aux nombreux projets inaccomplis par Fernand Cuche. Grâce à votre mobilisation, une bonne équipe a été choisie pour la gestion de ces crises. Souhaitons bonne chance aux cinq élus pour les défis qu’ils auront à affronter ces quatre prochaines années, parce qu’ils sont de taille !
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Jérôme Hennet 
